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Le Père Porcher

Le Père Porcher — Les Annales du Disque Monde, tome 20 — Terry Pratchett — Traduit de l’anglais par Patrick Couton –Editions L’Atalante — impr. 2016 — 380 pages




De quoi ça parle ?

La nuit du Père Porcher… Neige, rouges-gorges, chorales, sapins décorés… Mais le gros bonhomme de rouge vêtu, celui qu’on attend en cette nuit de fête… a disparu. En lieu et place, faisant fonction, un autre bonhomme de rouge vêtu, dans son traîneau tiré par des cochons sauvages, avec sa hotte, sa fausse barbe et son oreiller pour simuler un ventre qu’il n’a pas. Un bonhomme plus habitué à manier la faux qu’à descendre dans les cheminées distribuer des jouets par milliers. Mais quand le devoir appelle… Car certains préméditent l’assassinat du père Porcher. Et s’ils arrivent à leurs fins… le soleil ne se lèvera pas…

Ce que j’en ai pensé

Je n’avais jamais mis les pieds dans le Disque-Monde et je dois dire que ce fut une entrée fracassante ! J’ai vraiment aimé ce que j’y ai trouvé, à savoir une très belle satyre de notre société. Est ce que tous les volumes de cette série sont de la même trempe, aucune idée, mais je me ferais un plaisir d’aller vérifier en lisant quelques autres tomes que j’aurais soigneusement sélectionné ^^

Haha, évidemment quand je dis sélectionné, eh bien c’est juste que dans ma lecture j’ai été conquise par un personnage en particulier. Celui de la Mort, cherchant par dessous tout à empêcher la mort du Père Porcher (surprenant n’est-ce pas ?). Ce personnage m’a énormément touché, par son intelligence mais aussi cette étrange naïveté vis à vis de l’humanité. A force de côtoyer les humains elle en devient plus humaine qu’eux. C’est vraiment un personnage à part. Donc, évidemment, ayant découvert que d’autres tomes de la série étaient consacré à ce personnage,c’est évidemment par eux que je poursuivrai ma lecture du Disque-Monde.

Du coup je vous offre un petit extrait pour le plaisir :

– Mais on ne peut pas avoir de poney, tout de même, Euphie, parce qu’on habite au troisième…
– OH SI. IL EST DANS LA CUISINE.

– Je suis sûre que vous nous faites une blague, père Porcher, lança sèchement la mère.
– HO. HO. OUI. JE SUIS UN GROS RIGOLO. DANS LA CUISINE ? LA BONNE BLAGUE. LES POUPÉES ET LE RESTE VOUS SERONT LIVRES PLUS TARD CONFORMÉMENT A VOTRE LETTRE.

-qu’est ce qu’on dit Euphie ?
– ‘rci

– Dites, vous n’avez pas vraiment mis un poney dans leur cuisine, hein ? fit tonton Albert Balourd tandis qu’avança la file.

– NE SOIT PAS BÊTE ALBERT. J’AI DIT CA POUR FAIRE PLUS RIGOLO.
– Oh, d’accord. hah pendant un instant …

– IL EST DANS LA CHAMBRE.

– Ah…

– PLUS HYGIÉNIQUE.

Seulement, la Mort a pris une telle importance à mes yeux qu’elle en a éclipsé les autres personnages… Surtout ceux des Mages de l’Université de l’Invisible, que j’ai trouvé plutôt ennuyeux et sans intérêt. Et si la petite fille de la Mort, Suzanne tient un rôle important et qu’elle m’a bien fait rire par moment, je l’ai trouvé également un peu fade… tout comme notre assassin, Monsieur Lheureduthé, espèce de psychopathe ultra flippant…

Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de moments de rigolade tout au long de ma lecture, et d’autres plus émouvants. Car malgré tout, cela reste une satyre sociale s’attaquant aux écarts sociaux, et aux croyances, mais tout en leur donnant une espèce de légitimité dans leur existence… C’est vraiment très bien ficelé.

Maintenant, si je devais donné un point négatif à mon avis, ce serait que par moment je ne comprenais plus rien à ma lecture… Oui oui vous avez bien lu… Mais je soupçonne l’auteur d’en avoir fait exprès… Il nous perd dans des blabla incompréhensibles (celui des mages, évidemment…) qui nous font un peu perdre le fil de notre lecture rebrousser chemin pour se rendre compte que non, vraiment, ça ne veut rien dire. Ça, je dois avouer que ça ne me faisait pas rire, mais plutôt m’agaçait.

Enfin pour terminer, j’ai envie de saluer le traducteur, Patrick Couton, car franchement pour traduire un spécimen pareil, faut s’accrocher, entre tous les jeu de mots, et les jeux d’expression, il a du sacrément galérer pour nous apporter une telle qualité.

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