Essais,  Pédagogies Alternatives

Pédagogie Scientifique, tome 1 : La Découverte de l’Enfant

La Découverte de l’enfant — Maria Montessori — Traduit par M.R. Cromwell — Editions Desclée de Brouwer — Collection Maria Montessori — 2018 — 300 pages.

Un petit mot sur l’auteur

Maria Montessori (1870 – 1952) est l’une des premières femmes médecins d’Italie. Elle est mondialement connue pour la pédagogie et la méthode qui portent son nom.

Quatrième de Couverture

Ce livre a marqué l’Histoire d’une pierre. Il a annoncé le début d’une ère nouvelle dans l’éducation : le bâtiment scolaire, souvent sombre, ressemblant à une baraque où les élèves étaient reclus, fit place à une construction de petite taille, attractive, proche de celles qui les accueillent aujourd’hui ; les lourds bureaux noirs furent abandonnés pour des chaises et des tables légères, colorées, qui emplissent maintenant nos écoles. Il indiqua aussi le passage de l’immobilité et du silence, auxquels les écoliers étaient contraints, à l’activité et la gaité d’une vie normale d’enfant.

Cet ouvrage fut le signal que le temps du maître tyrannique et sévère imposant des tâches contre nature, exigeant une stricte discipline maintenue par des châtiments, était révolu. Il fallait céder la place à l’accompagnateur serein et bienveillant, étudiant les moyens de favoriser le développement naturel des potentialités de l’enfant. Par ce livre, cet enfant passa des conditions d’emprisonnement et d’esclavage où il était tenu , à celles de liberté et de maîtrise de soi.

Bien des choses sont arrivées, depuis sa publication, mais, de toutes les œuvres de la doctoresse Montessori, cet écrit reste le plus précieux.

Il fut son tout premier livre, et cette édition historique, publiée aujourd’hui, révèle, comme seul un tel ouvrage peut le faire, la fraîcheur, l’enthousiasme et les sentiments d’une âme qui a fait une grande découverte : la découverte de l’enfant.

Mon Avis

Je fais partie de ces personne dont la scolarité n’a pas toujours été au beau fixe. J’aimais l’école car je savais que j’allais y découvrir beaucoup de choses et j’étais (suis toujours) d’une curiosité sans fin, mais je ne supportais pas cette autorité qui exigeait de moi d’abandonner l’étude des choses qui m’intéressaient pour apprendre des choses qui ne m’intéressaient pas, du moins sur le moment. Je me suis toujours sentie enfermée, et cela a eu des répercussions sur ma vision de l’enseignement et mon cursus. Je n’ai jamais réussi à mener à bien mes études, jamais réussi à trouver ma voie, et c’est aujourd’hui a presque 40 ans que je pense a reprendre ma vie scolaire en main pour faire enfin ce que je veux vraiment.

Depuis plusieurs années je suis la montée d’influence de la méthode Montessori, les combats de ces hommes et femmes pour mettre en place un nouveau système éducatif en France qui soit plus respectueux du développement naturel de l’enfant, et depuis que j’ai mon enfant, je redouble d’envie de m’instruire sur ce système. Car à la lecture de ce livre, plus qu’une simple pédagogie, j’ai vu l’ouverture et la possibilité enfin de laisser les enfants décider de qui ils sont.

Dans ce livre, Maria Montessori se pose vraiment en Docteur menant une recherche, mais une recherche bienveillante, sans aucune intrusion ni malveillance. On y découvre le début de son œuvre avec la création des Maisons pour Enfants, sortes d’écoles de recherches dans lesquelles n’existait qu’une seule “classe” et où les institutrices étudiaient les moyens les plus naturels possible d’enseigner aux enfants. Sans pression, sans contrainte. Et il n’en est évidemment ressorti que du positif. Les enfants étaient beaucoup plus heureux et apprenaient beaucoup plus vite et mieux.

On pourrait presque considérer cette œuvre comme un journal de bord de son “expérience”, et cela rend très intéressant sa lecture puisque qu’on y découvre sans fard comment elle en est arrivée à vouloir créer ces Maisons, leur mise en place, ses relations avec les institutrices pas toujours forcément excellentes, les constructions de jeux éducatifs, les essais, les résultats, etc.

Mais surtout je retiens le sentiment étrange de pénétrer ces Maisons durant la lecture. Il s’agit pourtant d’un ouvrage “scientifique”, mais il se lit avec une facilité déconcertante. Me poser là comme observatrice silencieuse du miracle de la bienveillance, sans pour autant tomber dans le dénie d’autorité. La figure d’autorité est toujours là, mais elle porte un regard tendre, et rassurant pour les enfants. Un regard qui dit fait ce que tu as a faire, je serai là quand tu auras besoin de moi, en attendant aie confiance en toi.

Bref une lecture que je recommande à toutes les personnes même non enseignantes. Pour ma part, je file mettre le tome suivant dans ma liste d’achats.


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